04 février 2010

Niamey

 

 

C’est à des petits signes parfois imperceptibles que l’on reconnait dans quel type de pays l’on vient d’aterrir. Parfois c’est au nombre de militaires qui entoure n’importe quel avion qui vient d’atterir. Ou alors c’est au temps passé sur chaque passeport à la douane. Un autre indicateur que je rencontre à Niamey est le nombre de cartes de renseignement à remplir dans les hôtels. Cela fait une demi-heure que je suis au Niger et j’ai déjà écris quatre fois mon numéro de passeport et ma date de naissance sur des fiches de renseignements.

La première impression de Niamey est celle d’un pays qui n’a pas évolué depuis les années 70. L’aéroport déjà, grosse structure de béton jaune, guérites en bois sale et douanier fatigué en uniforme élimé. De larges publicités pour des bulldozers Caterpillar ou des vannes géantes d’usines. Cela aussi c’est un signe. La nature des publicités à l’aéroport ou dans les magazines de la compagnie aérienne nationale en disent long sur l’état du pays. Moins le pays est développé, plus il y a de publicités pour des engins de chantiers ou vannes de barrage hydroélectrique, d’engins agricoles ou de pneux de camions. Des pleines pages de tuyaux, de postes de soudures, de grues de port, des panneaux de chaines de montages, de batteries de poulet mécanisées. L’étape d’après dans le développement, c’est le réseau de téléphonie mobile. La guerre est sans merci entre les réseaux sur le marché géant de l’Afrique, qui a sauté l’étape du téléphone filaire pour passer directement du courrier postal au wifi dernier cri. Orange, Zaïn, Celtel défilent selon les pays sur les panneaux en ville comme sur l’écran de mon téléphone en roaming.

 

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Il est tard déjà et la circulation est fluide jusqu’au “Grand Hôtel” de Niamey. La nuit, Niamey ne ressemble à rien et ne laisse aucune impression. Le grand hôtel est exactement comme l’aéroport, stoppé dans les glorieuses années 70. Grand hall bétonneux et éclairé de néons froid, comptoir immense et vide derrière lequel trône un préposé fatigué qui nous donne deux fiches à remplir.

 

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C’est le matin que tout change. Car l’hôtel surplombe le fleuve Niger et propose une vue fascinante. Le Niger n’est pas aménagé, et les berges sont encombrée de végétation au milieu de laquelle quelques pirogue dérivent lentement. Le niveau du fleuve est bas et une longue ile se dégage au milieu du fleuve. Des arbres y poussent, repaire d’oiseaux blancs qui s’y ébattent. Prendre un café devant ce spectacle est éblouissant. On y passerai volontier la journée.

 

 

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17 janvier 2010

le réveil

Après des mois d'enfouissement de ce site dans les archives électroniques d'Expédia, je sens l'envie de sortir de ma torpeur diariste. Cela tombe bien, j'ai quelques voyages en vue la semaine prochaine, en utilisant tous les 'Air peut-être' d'Afrique de l'Ouest, et des heures d'aéroports se profilent...

14 novembre 2009

plage un jour de gris

 

 

Aujourd'hui il faisait gris, ici, et je suis allé prendre quelques photos le long de la plage, un peu au nord de Dakar. La plage est un lieu de vie, ou l'on va laver ses moutons dans la mer, ou l'on fait des pompes ou de la course, ou l'on dort ou l'on pêche.

 

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29 octobre 2009

Mauritanie

 

 

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Comme vous vous en doutez, la salle d'accouchement elle même est à l'avenant de la signalétique de ce centre de santé d'un petit village du sud de la Mauritanie.

C'est étrange le changement d'ambiance immédiat lorsque l'on travers la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie. Les formalités sénégalaises sont rapides et faciles, et le poste frontière de Rosso est un concentré joyeux de la pagaille typique de ce genre d'endroit. Des files de semi-remorques qui attendent le bac, des vendeurs de tout, des changeurs d'argent, des facilitateurs divers et laveurs de voiture se bousculent sans formalités.

Les horaires du bac sont toutes flexibles, et nous laissons le chauffeur attendre et prenons une pirogue pour aller plus vite commencer les formalités mauritanienne. traversée rapide malgré la panne du hors-bord en plein milieu et l'obligation de se faire dépanner avant d'arriver sur l'atlantique, c'est une fois à Rosso Mauritanie que les choses se compliquent un peu.

Rien d'affolant, et les moultes policiers, douaniers, transitaires, facilitateurs, passeurs, chefs de la sécurité, militaires, chef de la circulation etc. sont plutôt sympathiques, même si leur nombre rappelle que la Mauritanie n'est pas encore un pays touristique, et que chaque service se monnaye. En fait ce n'est pas compliqué, c'est juste long. Deux heures pour passer une douane en plein soleil, ce n'est pas raisonnable.

Encore quelques heures de routes nous attendent, en plus pour arriver à Kaedi, pour visiter deux programmes de santé et de nutrition, l'hôpital, dire bonjour au Wali (le préfet si l'on veut) , passer une interview avec des journalistes espagnols, dormir et revenir le lendemain jusqu'à Dakar. Arrivée le soir à Dakar. le lendemain matin tôt départ pour la côte d'Ivoire, deux réunions à Abidjan et re-avion quelques heures plus tard pour le Liberia (ca vous avez eu les photos, ce blog n'est plus tellement chronologique, j'ai perdu le fil)

bref, peu de temps, plein de découvertes, et satisfaction de mon nouvel appareil photo...

 

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26 octobre 2009

Liberia

 

 

 

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Centre nutritionnel, dans la grande banlieue de Monrovia. Au Libéria, la guerre est finie depuis longtemps déjà. Mais comme pour toutes les grandes villes africaines, l'exode rural augmente chaque jour un peu son lot de misère, le nombre de gens qui espèrent se débrouiller mieux dans l'économie informelle urbaine. Mais la ville est dure, et sans argent il n'y a pas de nourriture.

Ce centre rétablit facilement les enfants qui arrivent, mais après ? une fois sorti du centre, qu'est ce qui à changé au fond?

 

 

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Les moustiquaires donnent une ambiance arachnéenne à la salle de "phase 1" c'est à dire celle ou l'on accueille les enfants et leurs mères qui arrivent pour la prise en charge la plus urgente. Mais pendant que la mère est là a soigner son enfant malnutri, elle ne prépare pas de repas pour les autres enfants à la maison. Parfois la malnutrition est due à un sevrage trop rapide à cause de grossesses trop rapprochées, le tout associé à un manque criant d'accès aux soins, et également à l'eau. L'eau non potable à un impact direct sur le processus de digestion et d'assimilation des nutriments. Et un régime alimentaire désastreux, non varié - en général juste une soupe avec un peu de riz, tout le temps à chaque repas, sans jamais de légumes ou de fruits. Bref la pauvreté la plus sombre.

 

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